Les médias me donnent la diarrhée. Pas tous, hein. Seulement ceux qui collent aux doigts et encrassent les neurones. Les programmes de TF1 par exemple. Tous. Qui s'enfoncent dans les têtes comme les gouttelettes de merde coulent au fond de la cuvette des chiottes. La blonde, tout droit sorti d'un carton de poupée gonflable usagée, et son Journal Télé. Celui qui n'a plus d'intérêt, plus de noblesse, qui filme le quotidien comme on chie honteusement au fin fond d'un camping espagnol. Honteusement. De toute façon, à TF1, tout se résume à de la merde. Tout se résume au fric qui doit remplir les poches jusqu'à s'en péter le bide, jusqu'à ce que toutes les narines du monde soient remplies de coke, jusqu'à ce que les employés enculent leurs parents pour toucher leurs salaires. Toutes les attentions, tous les intérêts, toutes les intelligences, toute la haine des autres se retrouvent dans la publicité, reine grossière et puante. Toujours plus profond, toujours plus loin, toujours plus noir. Rien d'autre que d'attirer les regards vers les produits, les marques, les prix, les quantités, les stocks, les entrepôts ou crèvent des raz intoxiqués par l'odeur la merde. Toujours cette foutue merde qu'on nous oblige à avaler. Le divertissement comme un pot à merde qu'on prendrait pour de la confiture. Il a bon dos le divertissement. Toutes les crasses, tous les sourires traîtres, tous les charlatans friqués et leurs putes d'invités s'y agglutinent, s'y coca-colent un doigt. Tout ça pour du faux, du court, du mou, de l'oubli, du vide, de l'anti, du médiocre, du pathétique, du déjà-vu. Qu'Internet mette un point final à cette mascarade, ce cirque de clowns pervers qui s'imaginent être dans le vrai. Qu'ils arrêtent de pilonner la ménagère de moins de cinquante ans dont les lèvres commencent à suinter.