mercredi 15 juillet 2009

Une bande de vieux cons...

...Qui font leurs numéros.

dimanche 12 juillet 2009

Tronçonnage en hautes sphères (affaire Halimi)

BHL se fait tancer par Philippe Bilger suite au verdict de l'affaire Halimi. Toute ressemblance avec le discours d'Alain Soral (chroniqué juste avant) n'est que purement fortuite.

jeudi 9 juillet 2009

Alain Soral, le diarrhéiste

Difficile de tronçonner Alain Soral parce que j'adhère à quasiment tout ce que dit ce monsieur, et ce malgré son air de souchien battu et un regard qui n'est pas sans rappeler celui du skinhead prêt à dérouiller du bougnoul au soir d'une défaite du Paris-Saint-Germain.

Faute de construire une argumentation solide visant à démonter la pensée tentaculaire de cet enculeur de système, je me résignerai donc, plus souvent qu'à l'accoutumée, à attaquer sur l'apparence, et ce par l'intromission de jeux de mots finement réfléchis qui n'ont d'autre intérêt que de faire rire ou sourire le sioniste français moyen .

Il fut un temps où l'homme arrivait, par sa seule verve, à être le bon client des médias traditionnels français. Non sans une demi-molle sagement dissimulée derrière un sourire de séducteur, c'est au milieu de ceux qu'il haïssait le plus qu'Alain Soral défonçait sans vaseline, mais avec fierté, tout ce qui constitue le lamentable quotidien de l'occidental moyen. Autrement dit vous, moi et Mimi Mathy.

Le mot "défoncer" sied particulièrement à cet ancien boxer qui admet qu'après une bonne journée d'écriture hautement pamphlétaire, rien ne vaut de monter sur le ring pour rentrer dans le lard d'un parfait inconnu (selon les règles du lard, bien sûr). A cet instant du portrait, je me permets en outre de remercier le papa du petit Alain lui-même adepte des pratiques ancestrales de la boxe et qui, par l'exécution d'un matraquage quotidien de son jeune fils, nous permet aujourd'hui de jouir de discours et déclarations hautement subversifs.

Si désormais l'homme n'est plus le bienvenu chez Evelyne Thomas, Mireille Dumas ou Thierry Ardisson (les médias atlanto-sionnistes ayant, comme chacun sait, aiguisé leur stratégie de muselage généralisé), la prestation d'Alain Soral reste largement visible sur Youtube et Dailymotion. Des heures et des heures de franche rigolade durant lesquelles l'homme s'emporte, entre autres, sur l'art contemporain, Laurence Ferrari, les innombrables paires de chaussures des femmes, le quartier de La Défense, SOS Racisme, les forums sur Internet, les bourgeois de gauche, le sionisme, l'imposture du pouvoir d'achat, Besancenot et son nez en forme de patate, le sexe et la consommation, l'art de la séduction, les tranquillisants des français, les sans-papiers, le journalisme, la sécurité en librairie, le profit et bien sur l'insupportable réprimande policière qui fait suite à un simple dépassement de ligne blanche.

Selon une démarche qu'il considère lui-même comme christique, l'homme manie les concepts socio-géo-politiques et économico-fumo-théologiques avec la malice et l'entrain d'un gamin qui classerait des m&m's par couleurs. Les affirmations sont radicales, qu'importe ! L'homme les enfile comme autant de boules de geisha en s'appuyant sur une dialectique séduisante... Sauf peut-être lorsqu'il répète 70 fois le mot "sionisme" dans un discours anti-capitaliste d'une demi-heure sans prendre le temps de définir ce curieux concept autrement qu'en évoquant les orgies politico-dînatoires régulièrement organisées par le CRIF (bras armé d'on ne sait trop quoi d'ailleurs...).

C'est là l'une des faiblesses de ce brasseur d'air (agitateur des bras depuis 1976) qui construit par références historiques et déduit médiocrement par l'anecdote personnelle, la référence médiatique ou le grossissement caricatural de nouvelles normes sociales déjà grotesques en soi. L'éclat de rire de l'assemblée, qui ne loupe jamais, est alors salutaire pour l'homme puisque cela lui permet de passer (discrètement) au sujet suivant.

De la même façon que Dieudonné a des talents politiques très limités, Alain Soral a un sens de l'humour proche de celui du kamikaze afghan prêt à faire sauter le World Trade Center la veille de la naissance de son fils. Ce manque de distance associé à cette interminable noirceur du monde prend des allures grotesques lorsque les deux gus, non contents d'avoir créé une liste européenne contre un truc qu'ils ne définissent pas clairement ("ce qui en fait le danger" !), affirment de concert qu'ils ne proposent aucune solution pour le moment car c'est trop tôt ! La démarche hautement paranoïde aura le mérite de la cohérence : pas de menace claire = pas de solution claire = Votez pour nous.

Ce dernier épisode européen confirme également l'impossibilité pathologique de l'intellectuel à stabiliser sa pensée en un point de convergence, autrement dit à synthétiser ses propos en un objectif précis et cohérent. Comme si chaque tentative se soldait systématiquement par un climax plus émotionnel qu'intellectuel qui, tout en ratant lamentablement sa cible, nous renvoie aux pires heures de l'Histoire.

En ce sens, je vous engage à regarder l'un des derniers faits d'arme de l'intellectuel sur Dailymotion : une interminable analyse sur la "gouvernance globale". Alain Soral va ici au bout de sa démarche en mélangeant minute après minute tous les sujets possibles et imaginables et en évoquant systématiquement une main invisible (crochue) qui nous claquerait le beignet à longueur de journée. Ce médicament permettra à ceux qui ont une diarrhée intellectuelle de se purger un peu, ce qui est déjà ça.

Son blog est ici !

Kouchner : exemple de la bêtise ordinaire

mercredi 8 juillet 2009

S'en souvenir (ou pas)

Plus je lis et j'écoute David Abiker, plus je me dis que ce gentil monsieur à lunettes carrées est le Michel Drucker du Web 2.0. C'est lisse, propre, sans fausse note. Sa démarche tend à une institutionnalisation poli et soumise de l'internet... Non vraiment, il faut un certain talent pour percer tout en célébrant publiquement une vision si conventionnelle de la toile.

Je vous donne donc rendez-vous dans 30 ans, un dimanche soir, quand le Système, l'Axe du mal, l'Empire Atlanto-sionniste (appelez-le comme vous voulez) aura insidieusement, mais pleinement, pris possession de ses lieux immaculés. Il faudra certainement quelques marionnettes pour endormir l'internaute et on saura alors où les trouver...

dimanche 5 juillet 2009

Embastillée

Quand on se baptise La Parisienne Libérée, il est saugrenu de vouloir s'enchaîner aux titres populeux de la presse quotidienne française. C'est pourtant la démarche de cette video-blogueuse qui, munie d'une boite à rythme et d'un mime pas drôle, chantonne l'actualité à la façon d'une Jeanne Cherhal (dont on aurait tranché le cervelet d'un coup de scalpel).

Là où cela se corse, c'est lorsqu'une interview sur La Télé Libre révèle que la démarche est hautement politique. La chanteuse avoue faire le tour des rassemblements de gauche et d'extrême gauche afin d'instaurer des débats auprès de militants aguerris.

En y réfléchissant bien, cette fabricante de rimes à trois sous ne pouvait être qu'au service de la gauche actuelle. Celle-là même qui est incapable de sortir de la classique langue de bois rappelant avec condescendance, mais non sans une certaine malice, ce qui est bien de ce qui ne l'est point.

Bourrée de facilités syntaxiques, habillée d'une jovialité malvenue, ces comptines idéologiques d'adolescente attardée se suivent et se ressemblent comme autant de petits vents de l'esprit. A se demander comment on peut consacrer des mois de travail à ce genre de plagiat intellectuel.

Polémistes

Peu importe qu'on soit dans le vrai pourvu que l'on sorte du populisme léthargique dans lequel se vautre à longueur de journées l'écrasante majorité des médias français (blog compris, coeur de la meule). Voici deux brillants orateurs et polémistes.



A l'opposé, citons effectivement le violemment insipide Gérard Miller et, plus récemment, Jean-Michel Aphatie qui pose le débat politique telle une cigale prête à se faire photographier par les touristes de passage.