vendredi 29 février 2008
mardi 26 février 2008
18ème Raie Publique des Blogs
Mercredi 27 février 2007 se tiendra à Paris la 18ème République des Blogs.
Cette rencontre entre militants convaincus, bobos blogueurs et barons acariâtres est au moins l’occasion d’une franche rigolade : qu’il est stimulant d'écouter parler politique lorsqu’on n’est pas du même milieu social ! Entre l’extraversion touchante des idéologues en herbe et la distance hautaine des pionniers du 2.0, on découvrira avec plaisir la véritable nature de quelques penseurs de la blogosphère politique.
Depuis un certain temps déjà, les caméras ont laissé place à une ambiance plus terne où les clans sont formés et les conversations souvent étouffées. En touriste averti, il faut voir au moins une fois ce déploiement de bêtes curieuses aux regards attentifs ou suspicieux, souvent gênées de ne pas pouvoir former leur prose sous l'anonymat rassurant du clavier.
J’y serai une nouvelle fois, discrètement.
Le site de "La république des Blogs" est ici.
Un exemple de débriefing d'une soirée est lisible là (admirez la pertinence des commentaires) !
Cette rencontre entre militants convaincus, bobos blogueurs et barons acariâtres est au moins l’occasion d’une franche rigolade : qu’il est stimulant d'écouter parler politique lorsqu’on n’est pas du même milieu social ! Entre l’extraversion touchante des idéologues en herbe et la distance hautaine des pionniers du 2.0, on découvrira avec plaisir la véritable nature de quelques penseurs de la blogosphère politique.
Depuis un certain temps déjà, les caméras ont laissé place à une ambiance plus terne où les clans sont formés et les conversations souvent étouffées. En touriste averti, il faut voir au moins une fois ce déploiement de bêtes curieuses aux regards attentifs ou suspicieux, souvent gênées de ne pas pouvoir former leur prose sous l'anonymat rassurant du clavier.
J’y serai une nouvelle fois, discrètement.
Le site de "La république des Blogs" est ici.
Un exemple de débriefing d'une soirée est lisible là (admirez la pertinence des commentaires) !
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14:32
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Libellés : Scalpel
lundi 25 février 2008
Les désaccords de Cali
Comme de nombreux artistes qui veulent encore vendre un disque ou deux, le dramaturge Cali tient un blog depuis 2005. Pour un tronçonneur, c’est comme un gros chêne isolé au milieu de la forêt qui ne demanderait qu’à se faire découper. Une occasion inespérée de saluer la prose militante de ce chanteur à haute dimension intellectuelle et politique.
Seulement voilà, le Che de Vernet-les-Bains ne mélange pas les genres et l'inéffable platitude de son blog ne prête guère au sarcasme... On est même carrément déçu lorsque l'on compare sa plume servile à la gluante inspiration politico-romanesque qui attise ses chansons (ainsi que l’entrejambe des préadolescentes en fleur composant l’essentiel de son jeune public).
Au grand dam des véritables fans, les écrits simplets qui nous sont ici proposés semblent se limiter à l’exécution d’une clause contractuelle passée avec la maison de disque : « l’artiste devra renforcer le lien avec le Client en décrivant son quotidien à travers un weblog ».
Au fil de notes éparpillées, l’homme dont seuls les cheveux sont véritablement en révolte se contente de consigner son agenda sur support informatique en évoquant des « tournées géniales » avec des gens « super sympas » à « Tourcoing », « Lille » ou même « Strasbourg ». A chaque note, il ne manque d’ailleurs pas de nous « embrasser » car il est « super content d’avoir une vie aussi belle ».Et à ceux qui le critique, il répondra : « Ca vient du coeur, merde ! ».
Dans une société où l'intelligence se fait rare sur le marché, la nouvelle stratégie de communication des maisons de disque porte ses fruits puisque le chanteur aux "R" irrécupérables récolte en moyenne 350 commentaires avisés qu’il lit « intégralement ». De quoi en faire baver plus d’un...
Côté politique, il y a bien çà et là quelques piques visant la dictature en place ou quelques appels à la solidarité mais c’est tellement peu de choses venant d’un socialiste capable de rompre tout dialogue démocratique avant même qu'une question ne lui soit posée (cf. une émission de Ruquier où Cali usa de méthodes appartenant à une autre époque, "saisissant" manu militari les fiches des deux chroniqueurs).
Pour terminer en beauté, voici une chanson extraite de son dernier album dont je vous laisse savourer les paroles engagées.
Le blog de Cali est ici !
Seulement voilà, le Che de Vernet-les-Bains ne mélange pas les genres et l'inéffable platitude de son blog ne prête guère au sarcasme... On est même carrément déçu lorsque l'on compare sa plume servile à la gluante inspiration politico-romanesque qui attise ses chansons (ainsi que l’entrejambe des préadolescentes en fleur composant l’essentiel de son jeune public).
Au grand dam des véritables fans, les écrits simplets qui nous sont ici proposés semblent se limiter à l’exécution d’une clause contractuelle passée avec la maison de disque : « l’artiste devra renforcer le lien avec le Client en décrivant son quotidien à travers un weblog ».
Au fil de notes éparpillées, l’homme dont seuls les cheveux sont véritablement en révolte se contente de consigner son agenda sur support informatique en évoquant des « tournées géniales » avec des gens « super sympas » à « Tourcoing », « Lille » ou même « Strasbourg ». A chaque note, il ne manque d’ailleurs pas de nous « embrasser » car il est « super content d’avoir une vie aussi belle ».Et à ceux qui le critique, il répondra : « Ca vient du coeur, merde ! ».
Dans une société où l'intelligence se fait rare sur le marché, la nouvelle stratégie de communication des maisons de disque porte ses fruits puisque le chanteur aux "R" irrécupérables récolte en moyenne 350 commentaires avisés qu’il lit « intégralement ». De quoi en faire baver plus d’un...
Côté politique, il y a bien çà et là quelques piques visant la dictature en place ou quelques appels à la solidarité mais c’est tellement peu de choses venant d’un socialiste capable de rompre tout dialogue démocratique avant même qu'une question ne lui soit posée (cf. une émission de Ruquier où Cali usa de méthodes appartenant à une autre époque, "saisissant" manu militari les fiches des deux chroniqueurs).
Pour terminer en beauté, voici une chanson extraite de son dernier album dont je vous laisse savourer les paroles engagées.
Le blog de Cali est ici !
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09:05
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Libellés : tableau de chasse
mercredi 20 février 2008
Le blogueur et son égo
Beaucoup de blogueurs se limitent à exhiber platement leur quotidien, leurs humeurs, leurs jugements. Non pas « pour leurs amis » comme il est de bon ton de le dire mais en espérant que de nombreux visiteurs viennent contempler leur « life ». Cette démarche est symptomatique d’une évolution récente de nos moeurs. La valeur de l’existence semble conditionnée par la notoriété que chacun arrivera à générer autour de sa petite personne.
Cette dictature du moyen de communication au profit de la qualité de l’information aboutit à une faillite intellectuelle où seule la capacité à se montrer est valorisée. Elle est le résultat d’une dérive économique et sociale qui transforme le consommateur-blogueur en Ubu, Roi d’un empire imaginaire dont il est l'esclave.
En face, les visiteurs de ces blogs sont épars et difficilement quantifiables. 5 % des blogueurs concentrent, sans légitimité, 95% de l’audience. La plupart des « journaux en ligne » attirent une quantité effarante de voyeurs, de visiteurs égarés, ou d’individus en proie à une faillite intellectuelle ou sociale.
Pour toutes ces raisons, la blogosphère est à l’origine d’une vaste illusion où chacun perçoit l’autre à travers un filtre déformant et pervers. La solitude physique s’accroit, l’esprit s’affaiblit dans un semblant de satisfaction égotique, les instincts reviennent au galop.
L'ensemble de ces constats ne s'appliquent pas à tous les blogueurs mais à une écrasante majorité silencieuse.
Cette dictature du moyen de communication au profit de la qualité de l’information aboutit à une faillite intellectuelle où seule la capacité à se montrer est valorisée. Elle est le résultat d’une dérive économique et sociale qui transforme le consommateur-blogueur en Ubu, Roi d’un empire imaginaire dont il est l'esclave.
En face, les visiteurs de ces blogs sont épars et difficilement quantifiables. 5 % des blogueurs concentrent, sans légitimité, 95% de l’audience. La plupart des « journaux en ligne » attirent une quantité effarante de voyeurs, de visiteurs égarés, ou d’individus en proie à une faillite intellectuelle ou sociale.
Pour toutes ces raisons, la blogosphère est à l’origine d’une vaste illusion où chacun perçoit l’autre à travers un filtre déformant et pervers. La solitude physique s’accroit, l’esprit s’affaiblit dans un semblant de satisfaction égotique, les instincts reviennent au galop.
L'ensemble de ces constats ne s'appliquent pas à tous les blogueurs mais à une écrasante majorité silencieuse.
La vidéo ci-dessus est un extrait de « Playtime » de Jacques Tati (1968). Ce passage du film décrit parfaitement l'absurdité froide de l'intrusion des nouvelles technologies de l'information dans les relations humaines.
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14:11
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Libellés : Scalpel
lundi 18 février 2008
Un, Maman a tort.
Chez Mry et Embruns, on glose longuement, et dans un même élan, sur la notion de "blog influenceur".
Et puis il y a l'exemple implacable d'un phénomène commercial affligeant : ici, là, là, là, là, là, ici, là, là et bien sûr là. Vidéos dégoulinantes, notes longues comme le bras, emphase sémantique proche de l'orgasme. Tout ça pour du flanc... Pardon, pour servir docilement la nouvelle stratégie marketing d'une marque vieillissante.
Il est beau le nouvel espace de liberté où personne n'influence personne.
EDIT : le plus affligeant dans tout ça, ce sont peut-être les commentaires qui accompagnent les notes...
Et puis il y a l'exemple implacable d'un phénomène commercial affligeant : ici, là, là, là, là, là, ici, là, là et bien sûr là. Vidéos dégoulinantes, notes longues comme le bras, emphase sémantique proche de l'orgasme. Tout ça pour du flanc... Pardon, pour servir docilement la nouvelle stratégie marketing d'une marque vieillissante.
Il est beau le nouvel espace de liberté où personne n'influence personne.
EDIT : le plus affligeant dans tout ça, ce sont peut-être les commentaires qui accompagnent les notes...
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23:46
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Libellés : Scalpel
samedi 16 février 2008
"Même pas peur" : R... comme Ridicule
Quatre cerveaux seraient à l'origine de cet insipide lieu de dénonciation créé il y a quelques semaines et d'ores et déjà amputé d'un membre. Le problème, c'est que tout est ici gangréné.
Plutôt que de proposer une réflexion critique sur les comportements de la blogosphère, ces blogueurs ont décidé de procéder par délation. Gratuitement, sans humour, en attaquant les personnes (notez l'emploi du "Tu") et avec le seul objectif d'amorcer de médiocres querelles de concierges. Au mieux, on trouve sur ce blog des jugements à l'emporte-pièce qui, si l'on en croit l'un des auteurs, devraient être pris au second degré.
Un élément est à souligner : ils ont beau s'y être mis à plusieurs, l'écrasante majorité des notes de ce blog ne dépassent pas... quatre lignes. Au point qu'il n'est pas difficile de déduire que le travail est celui de quelques esprits faibles (et jeunes) procédant par réaction épidermique face à une organisation en 2.0 bien plus coriace qu'eux.
Un jour, un blogueur a menacé l'un des auteurs de lever le voile sur son identité. A médiocre, médiocre et demi diraient certains... L'individu s'est avéré être un millionième geek qui, se sentant pris au piège, n'a rien trouvé de mieux à faire que présenter un pathétique mea culpa. Dans la foulée, certains barons attaqués prirent alors un moment pour descendre de leur trône et émettre un commentaire laconique : "On peut lui accorder une deuxième chance à ce mec". On marche sur la tête...
La morale de cette histoire, c'est que la blogosphère ne sait pas faire une auto-critique digne de ce nom. Alors qu'elle pourrait être un contre-pouvoir médiatique inespéré, elle se limite à reproduire des schémas sociaux parfaitement identiques à ceux qui nous indignent chaque jour un peu plus. Sans rébellion et avec un inébranlable conformisme.
Il est plus que temps de sortir les scalpels !
Le blog de "Même pas peur" est ici.
Plutôt que de proposer une réflexion critique sur les comportements de la blogosphère, ces blogueurs ont décidé de procéder par délation. Gratuitement, sans humour, en attaquant les personnes (notez l'emploi du "Tu") et avec le seul objectif d'amorcer de médiocres querelles de concierges. Au mieux, on trouve sur ce blog des jugements à l'emporte-pièce qui, si l'on en croit l'un des auteurs, devraient être pris au second degré.
Un élément est à souligner : ils ont beau s'y être mis à plusieurs, l'écrasante majorité des notes de ce blog ne dépassent pas... quatre lignes. Au point qu'il n'est pas difficile de déduire que le travail est celui de quelques esprits faibles (et jeunes) procédant par réaction épidermique face à une organisation en 2.0 bien plus coriace qu'eux.
Un jour, un blogueur a menacé l'un des auteurs de lever le voile sur son identité. A médiocre, médiocre et demi diraient certains... L'individu s'est avéré être un millionième geek qui, se sentant pris au piège, n'a rien trouvé de mieux à faire que présenter un pathétique mea culpa. Dans la foulée, certains barons attaqués prirent alors un moment pour descendre de leur trône et émettre un commentaire laconique : "On peut lui accorder une deuxième chance à ce mec". On marche sur la tête...
La morale de cette histoire, c'est que la blogosphère ne sait pas faire une auto-critique digne de ce nom. Alors qu'elle pourrait être un contre-pouvoir médiatique inespéré, elle se limite à reproduire des schémas sociaux parfaitement identiques à ceux qui nous indignent chaque jour un peu plus. Sans rébellion et avec un inébranlable conformisme.
Il est plus que temps de sortir les scalpels !
Le blog de "Même pas peur" est ici.
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16:03
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Libellés : tableau de chasse
mercredi 13 février 2008
Brad-Pitt Deuchfalh : océan de bêtise
Il y a certains blogs qui puent l’arnaque à plein nez. Il me vient à l’esprit Brad Pitt Deushfalh. Ne me demandez pas comment cela s'écrit, je m'en tamponne. Ce que je sais, c'est que ce blogger n’a jamais eu les couilles de donner son vrai nom malgré un pseudo à connotation grassement sexuelle.
Apparu en juin 2005, Brad a tout de l’écrivaillon opportuniste qui évoque des sujets grossièrement rassembleurs : l'enfance, la sexualité naissante, les émotions roses bonbons, l'éducation... Au final, c’est une société "Peter Pan" toute entière qui mord à l'hameçon et salue le génie d’un manipulateur hors pair (de couilles, cqfd).
Manipulateur car si l’individu n’a aucune originalité littéraire (des pages entières de Quick et Flupke dont on aurait remplacé les roudoudous par des hamburgers dégoulinants de mayonnaise), tout le monde s’accorde à dire qu’il manie remarquablement les techniques de marketing virales. Il est amusant de voir qu’une fois de plus, nous sommes face à un blogger devenu influant non par son talent à manipuler les mots mais par celui de savoir bidouiller les url et autres codes RSS.
La médiocrité de son style est observable ici. Entre deux nouvelles vaguement rédigées, le mythomane en mal de célébrité se fait systèmatiquement passer pour le gamin de 15 ans qu'il décrit. Un jusque-boutiste qui va jusqu’à mettre en scène la découverte unanime de son soi-disant talent alors qu’il y a fort à parier que toute l'opération est minutieusement marketée depuis le départ.
Brad dramatise par exemple à outrance l’édition possible de son livre. Il invente de toute pièce des critiques flatteuses que lui enverraient les maisons d’édition. Il se permet soit-disant de refuser plusieurs éditeurs avant de choisir... M6, la "petite chaîne qui pue", reconnue par tous pour être le relais de la culture française. Brad arrive ainsi entre le bouquin de Jordan vainqueur de "Pop Star 5" et celui de Kevin dauphin de "La Nouvelle Star 7".
Dans le même ordre d'idée, le gratte-papier, décidément peu intéressé par son art premier, crée de A à Z un certain nombre de pages web lui étant soit-disant consacrées. Crédulité des lecteurs oblige, son petit manège a suscité des prises de position bruyantes mais sans intérêt, des communautés anti-Brad et pro-Brad... Preuve s'il en est que bon nombre d’internautes devraient sortir dans la rue plutôt que de perdre du temps à philosopher sur le premier imposteur venu.
Voilà donc une belle arnaque que celle concoctée par ce petit génie du marketing viral. Le modèle économique est impeccable et le livre, une fois sorti, a été digéré sans problème par les cochons.
A l’image de la caractérielle Zazon, qui a utilisé la blogosphère comme un vague tremplin de fortune pour se propulser vers des médias plus nobles, à l’image de Ron l’infirmier qui tomba dans un mutisme malhonnête après la sortie de son livre, l'épiphénomène « Brad Pitt » s'épuisera aussi rapidement qu'il est apparu quand la vente du livre sera considérée comme achevée.
Tous ces bloggers ont en commun de manipuler leurs lecteurs en faisant croire qu’ils sont sortis de l'ombre par hasard alors c'est à peu près l'inverse. La création de leurs blogs fait partie d’un plan finement huilé qui exploite la crédulité sans limite de l’illettré lecteur...
L'arnaque de Brad se trouve ici !
Apparu en juin 2005, Brad a tout de l’écrivaillon opportuniste qui évoque des sujets grossièrement rassembleurs : l'enfance, la sexualité naissante, les émotions roses bonbons, l'éducation... Au final, c’est une société "Peter Pan" toute entière qui mord à l'hameçon et salue le génie d’un manipulateur hors pair (de couilles, cqfd).
Manipulateur car si l’individu n’a aucune originalité littéraire (des pages entières de Quick et Flupke dont on aurait remplacé les roudoudous par des hamburgers dégoulinants de mayonnaise), tout le monde s’accorde à dire qu’il manie remarquablement les techniques de marketing virales. Il est amusant de voir qu’une fois de plus, nous sommes face à un blogger devenu influant non par son talent à manipuler les mots mais par celui de savoir bidouiller les url et autres codes RSS.
La médiocrité de son style est observable ici. Entre deux nouvelles vaguement rédigées, le mythomane en mal de célébrité se fait systèmatiquement passer pour le gamin de 15 ans qu'il décrit. Un jusque-boutiste qui va jusqu’à mettre en scène la découverte unanime de son soi-disant talent alors qu’il y a fort à parier que toute l'opération est minutieusement marketée depuis le départ.
Brad dramatise par exemple à outrance l’édition possible de son livre. Il invente de toute pièce des critiques flatteuses que lui enverraient les maisons d’édition. Il se permet soit-disant de refuser plusieurs éditeurs avant de choisir... M6, la "petite chaîne qui pue", reconnue par tous pour être le relais de la culture française. Brad arrive ainsi entre le bouquin de Jordan vainqueur de "Pop Star 5" et celui de Kevin dauphin de "La Nouvelle Star 7".
Dans le même ordre d'idée, le gratte-papier, décidément peu intéressé par son art premier, crée de A à Z un certain nombre de pages web lui étant soit-disant consacrées. Crédulité des lecteurs oblige, son petit manège a suscité des prises de position bruyantes mais sans intérêt, des communautés anti-Brad et pro-Brad... Preuve s'il en est que bon nombre d’internautes devraient sortir dans la rue plutôt que de perdre du temps à philosopher sur le premier imposteur venu.
Voilà donc une belle arnaque que celle concoctée par ce petit génie du marketing viral. Le modèle économique est impeccable et le livre, une fois sorti, a été digéré sans problème par les cochons.
A l’image de la caractérielle Zazon, qui a utilisé la blogosphère comme un vague tremplin de fortune pour se propulser vers des médias plus nobles, à l’image de Ron l’infirmier qui tomba dans un mutisme malhonnête après la sortie de son livre, l'épiphénomène « Brad Pitt » s'épuisera aussi rapidement qu'il est apparu quand la vente du livre sera considérée comme achevée.
Tous ces bloggers ont en commun de manipuler leurs lecteurs en faisant croire qu’ils sont sortis de l'ombre par hasard alors c'est à peu près l'inverse. La création de leurs blogs fait partie d’un plan finement huilé qui exploite la crédulité sans limite de l’illettré lecteur...
L'arnaque de Brad se trouve ici !
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13:51
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Libellés : tableau de chasse
mardi 12 février 2008
10 raisons de détester le blog d'MRY
1- Emery gravite à l'intérieur des hautes sphères sociales. Il est de sang pur et pas vous. C'est de famille et vous n'y pouvez rien.
2- Mry a une audience ENORME. D'ailleurs, plus elle grossit, plus il est content. Freud appréciera.
3- Mry fait des notes racoleuses qui font décupler son audience. On y trouve régulièrement des photos de charme. Alors que vous, vous avez décidé par principe de ne jamais proposer de sexe aux dix visiteurs qui se sont perdus sur votre blog.
4- Mry soutenait Sarkozy. Par précaution, utilisons le passé car cela devient dur de soutenir un clown pareil. Il a même consacré un blog ayant pour but d'analyser le comportement du bonhomme. Un champion du monde.
5- Mry est un blogger gentil. Pas un mot de travers. Pas un haussement de ton même quand il est attaqué. C'est un condensé de sucre. Ca en devient gerbant. Remarque, c'est une méthode infaillible quand on se trouve socialement bien au-dessus de la mêlée.
6- Mry réussit tout ce qu'il entreprend : Doctissimo, Vpod, la production télé... Si vous vous serrez la ceinture, c'est un peu parce que lui s'en met PLEIN les fouilles (en matière de rémunération, sachez que la règle des vases communiquant s'applique strictement).
7- Mry est un ardent défenseur des producteurs de télévision. Il faudra lui rappeler qu'un producteur de télévision, c'est quelqu'un qui créé du temps de cerveau disponible pour la publicité, la propagande. L'oeil du cyclone d'une économie qui a complètement perdu les pédales en somme.
8- Mry fait des shows videos pathétiques avec ses amis. Bizarre pour un pro du show-biz. Il crée du temps de cerveau disponible pour l'emmerdement.
9- Mry est le spécialiste ès blogs de filles. Ca fait bien en référencement sur Google. Il est même devenu le chouchou de la presse féminine. Le seul problème, c'est qu'il cite des blogs de filles qui n'ont aucun intérêt (pléonasme ?). Il faut l'excuser, il est passionné... par son audience.
10- Mry testera tout ce qui lui est offert gratuitement. Autant dire une quantité de choses puisqu'il fait parti de la secte très fermée des bloggers influents. Avec quelques autres, il est donc invité à donner son avis le dernier appareil photo, le restau VIP du moment, le téléphone portable high-tech qui fait cafetière, la version bêta du dernier site à la mode, les derniers caleçons Petit Bâteau, le dernier modèle de scie-sauteuse Bosch... Bref, tout ce qui s'achète de près ou de loin. Au lecteur crétin d'acheter bien sûr.
Son blog est disponible ici !
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Libellés : tableau de chasse
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